Territoires





L’activité de la Maison de la Lance se déroule sur le territoire du sud Drôme, appelé Drôme provençale, composé de deux entités bien identifiées et distinctes : le Tricastin et les Baronnies, mais aussi du Nord Vaucluse (Enclave des Papes, pays de Vaison, pays du Toulourenc, Bollénois) et peut parfois déborder un peu, selon les programmes et outils de ces limites : vers le Val de Drôme au nord, les Hautes-Alpes et les Alpes de Haute-Povence à l’est et au sud-est, à l’Ardèche du sud et au nord Gard à l’ouest.

Source de la carte Comité d’Expansion de la Drôme Provençale

La notion de territoire

Le terme de territoire comprend de nombreuses acceptions qu’il n’est pas très aisé d’exposer rapidement. Pour commencer, nous pouvons proposer un grand découpage qui n’a d’autre validité que pratique. D’autres découpages se superposent à cette première trame : le bassin de Montélimar, jusqu’à Dieulefit ; le Tricastin dans la plaine méditerranéenne de l’ouest ; les Baronnies dans les collines puis les montagnes de l’est ; le val d’Oule, autour de la Motte Chalancon, et le Haut-Roubion autour de Bourdeaux, qui ne sont pas directement concernés par nos actions. Les autres départements ont bien sûr leurs singularités ; ils appartiennent tous, avec la Drôme, au domaine « méditerranéen non-littoral » (en faisant exception de la petite virgule du Grau du Roi dans le Gard, résultant de l’échange du canton de Ganges, autrefois en Hérault, avec celui d’Aigues-Morte : Ardèche, Hautes-Alpes, Gard, Vaucluse, Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence


Territoire et patrimoine

Le territoire est le socle de l’expression d’un patrimoine, autre notion tout à fait singulière et éminemment difficile à définir. Il se trouve que la donnée nouvelle, la dimension écologique, peut nous aider à mieux appréhender ces idées. Le développement durable, dans sa définition originale, et non motivée et déformée par les intérêts financiers ou égoïstes, nous autorise en effet à inscrire le patrimoine dans le temps, en précisant qu’il est « ce que l’on hérite du passé et qu’on souhaite transmettre à l’avenir ».

Dans ces conditions, on peut imaginer que le patrimoine, délimité sur un territoire (territoire dont les limites poseront à leur tour des difficultés), peut concerner tous ses éléments constitutifs, qu’il s’agisse du paysage comme de l’eau, de la langue comme de l’architecture, des roches, des plantes, mais aussi des villes et des cuisines, des usages agricoles, des accents, du terroir. Il n’est pas question ici de décider de la valeur patrimoniale de tel ou tel objet patrimonial ; il ne s’agit que de liste les domaines où l’essence du territoire, le patrimoine, le génie du lieu, s’exprime.


Territoire, patrimoine et identité

Jonglant avec ces notions, pour le moins à la fois abstraites et subjectives, nous frôlons continuellement des difficultés politiques, historiques, socio-économiques. En effet nous ne sommes jamais très loin de préoccupations nationalistes, populistes voire réactionnaires. Notre ambition est de montrer, par des actions concrètes, qu’il est tout à fait possible de faire du patrimoine une ressource identitaire ouverte au monde, à la différence, et à l’échange. Il se trouve que nos villes méditerranéennes, comme nos villages, dans un autre registre, quelles qu’en soient les origines, sont également façonnées par l’environnement qu’il soit naturel ou culturel. Le vent, le soleil, la chaleur, la pierre, sont, ici, des composantes essentielles de la vie des gens, hommes ou femmes, jeunes ou anciens, et tous les entre-deux.

C’est toute la difficulté : ne pas céder au communautarisme et promouvoir le brassage des cultures ; sans tomber pour autant dans l’angélisme béat. C’est aussi la tâche de l’animateur de territoire et, peut-être, de l’éducateur à l’environnement de résoudre ces paradoxes.


Quelques données sur le territoire…

    • Bassin de Montélimar
    • Tricastin
    • Baronnies
    • Val d’Oule et Haut-Roubion
    • Autres départements

à suivre